Benoît-Joseph Labre naît en 1748 au village d’Amettes dans le diocèse d’Arras. Après une longue opposition de ses parents, il se fait Trappiste, mais la maladie l’oblige à retourner dans le monde. À 22 ans, par une vocation spéciale de Dieu, il abandonne sa famille pour passer le reste de ses jours sur les routes. En mendiant son pain, il part couvert de haillons, mène une vie errante, va de sanctuaire en sanctuaire, parcourt la France, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne. En maint endroit on se scandalise de ses excentricités, de sa malpropreté. Dans le fond cependant on admire la mortification de ce mendiant peu ordinaire, qui ne regarde jamais les curiosités des villes qu’il traverse, qui donne aux autres mendiants les aumônes qu’il reçoit, qui manifeste de la joie quand on lui dit des injures, qui passe des heures en adoration devant le Très-Saint Sacrement ; et l’impression qu’on gardé de lui est celle d’un véritable saint. Tombé dans la rue, il meurt à Rome le Vendredi-Saint de l’an 1783. « Le saint est mort ! » crient les enfants de la ville, et de nombreux miracles se produisent au cours de ses obsèques.
TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.
Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Pour expier les péchés de la chair, Jésus voulut être flagellé. Mais il y avait nos fautes d’orgueil, et celles-là aussi devaient être effacées par les humiliations du Bon Maître. Il s’était dit Roi. Aussi les soldats, pour ridiculiser sa royauté, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…
Bientôt on aperçut une troupe d’hommes portant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’avance vers Jésus et le baise. S’adressant alors à cette bande, le Sauveur leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils répondirent « Jésus de Nazareth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…