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3 octobre 2026Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Vierge

Thé­rèse Mar­tin naquit à Alen­çon le 2 jan­vier 1873. À 4 ans, elle per­dit sa mère. Le père, avec ses cinq orphe­lines, s’é­ta­blit à Lisieux pour ache­ver leur édu­ca­tion. La petite Thé­rèse n’a­vait que 9 ans quand sa sœur Pau­line entra au Car­mel. L’an­née sui­vante, une crise vio­lente mit ses jours en dan­ger : après une neu­vaine à Notre-Dame des Vic­toires, elle fut gué­rie par une appa­ri­tion de la « Vierge au sou­rire ». Sa voca­tion pour le Car­mel s’é­tant clai­re­ment mani­fes­tée, elle vou­lut obte­nir l’au­to­ri­sa­tion d’y entrer dès l’âge de 15 ans, n’hé­si­tant pas à s’a­dres­ser au Pape lui-même pour avoir la dis­pense néces­saire. Durant neuf ans, sans bruit et sans éclat, elle se sanc­ti­fia par la mor­ti­fi­ca­tion inté­rieure et la cha­ri­té, dési­reuse avant tout d’ac­qué­rir des mérites pour les mis­sion­naires et les prêtres. Frap­pée de cette parole de Notre-Sei­gneur : « Si vous ne deve­nez sem­blables à des petits enfants, vous n’en­tre­rez point dans le royaume des cieux », elle vécut elle-même et elle ins­pi­ra aux novices dont elle eut la charge la « voie d’en­fance spi­ri­tuelle », d’a­près laquelle on doit vivre dans la plus grande sim­pli­ci­té, en sanc­ti­fiant ses actions ordi­naires et en s’a­ban­don­nant avec confiance entre les mains de Dieu. Embra­sée de l’a­mour divin, elle s’of­frit comme vic­time à l’A­mour misé­ri­cor­dieux. Elle mou­rut à 24 ans, le 30 sep­tembre 1897, pro­met­tant de pas­ser son ciel à faire du bien sur la terre. Elle a tenu parole : les grâces dont elle a été la dis­pen­sa­trice ne se comptent déjà plus. Cano­ni­sée par Pie XI en 1925, elle a été décla­rée patronne des Mis­sions, puis patronne secon­daire de la France.


Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Trou­ba­dour d’Assise Un an pas­sa, puis deux. Le petit maçon de Jésus avait fini de recons­truire Notre-Dame-des-Anges. Après la Chan­de­leur, le prin­temps risque un œil et les ruis­seaux recom­mencent à rire. Fran­çois avait un peu moins froid dans la petite cabane qu’il s’é­tait construit dans le bois, près de…

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Trou­ba­dour d’Assise À par­tir de ce moment, il ne se demande plus qu’une chose com­ment vais-je ser­vir Notre-Sei­­gneur ? Il allait sou­vent prier dans la petite église de Saint-Damien, bâtie en pleine cam­pagne, à flanc de coteau, au milieu des oli­viers et bien en face de la plaine. Un joli…

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Trou­ba­dour d’Assise Il y a long­temps de cela, dans une petite ville d’I­ta­lie appe­lée Assise, on par­lait beau­coup du fils d’un riche mar­chand dra­pier… Il s’ap­pe­lait Fran­çois. Il était petit et maigre, mais agréable de figure, avec un sou­rire char­mant. Il fal­lait voir sur­tout ses beaux yeux noirs, à…

| Auteur : Dubard, Robert | Illustration : Dionnet, René

(pre­mière par­tie)

LA FONTAINE MIRACULEUSE.

Les cha­noines lais­sés à la garde de la cha­pelle ne man­quaient de rien, si ce n’est d’eau douce. Car il n’y avait sur le Mont, ni fon­taine, ni puits, ni citerne. 

Saint Aubert était à ce sujet en grand embar­ras. Il pria Dieu de tout son cœur, et saint Michel aus­si, de pour­voir les cha­noines en eau. 

Un jour qu’il se trou­vait avec ses clercs au som­met du Mont, avec beau­coup de dévo­tion, le Saint pria ainsi :

— Aus­si vrai­ment qu’au désert, l’eau jaillit de la pierre dure, pour le peuple assoif­fé, aus­si vrai­ment par cha­ri­té, ô Dieu ! donne de l’eau à ce Mont qui n’en a point. 

Quand il eut prié, il se leva, un ange vint lui mon­trer une pierre, qu’il sou­le­va et l’eau cou­la fraîche et claire. Depuis, cette source a gué­ri maints malades. 

Cette fon­taine, appe­lée de St-Aubert en sou­ve­nir de l’é­vêque, avait été enfer­mée dans une tour for­mant avan­cé dans les défenses de l’Ab­baye. Elle est aujourd’­hui tarie ; mais des ves­tiges de l’es­ca­lier y condui­sant et les fon­da­tions de la tour existent encore.

MORT DE SAINT AUBERT.

Quand saint Aubert sen­tit sa fin proche, il réunit ses clercs et leur deman­da quand il serait mort, de faire trans­por­ter son corps au Mont, où il vou­lait être enter­ré dans la cha­pelle de Saint-Michel. 

La mort du saint évêque fut un grand cha­grin pour toute la popu­la­tion. Tout le monde le pleu­rait, car il avait été bon pour tous. Quand il savait où se cachait un pauvre dans la peine, il le visi­tait lui-même, et le récon­for­tait avec bon­té et en par­tant lui fai­sait l’aumône. 

Les cha­noines, après avoir revê­tu le corps des vête­ments épis­co­paux, l’é­ten­dirent dans la bière, et après la céré­mo­nie funèbre à la cathé­drale d’A­vranches, le cer­cueil fut por­té par quatre barons vers le Mont, sui­vis d’une foule considérable. 

Les cha­noines du Mont vinrent rece­voir leur sei­gneur. Ils étaient, dit-on, si affli­gés, qu’ils ne purent rien chan­ter à haute voix. 

Après la céré­mo­nie, le cer­cueil fut enter­ré dans le chœur, la tête vers l’autel. 

Plu­sieurs miracles eurent lieu sur cette tombe.

Après ces miracles les cha­noines pen­sèrent mettre le corps dans une châsse, mais ils mirent à part la tête et le bras droit, pour pou­voir les por­ter en pro­ces­sion, et les mon­trer aux pèle­rins, à l’oc­ca­sion des grandes fêtes. 

Le crâne du Saint por­tait la marque pro­fonde du doigt de l’ange.

CURIOSITÉ PUNIE D’UN CHANOINE.

Les reliques de saint Michel, venant du Mont Gar­gan, avaient été pla­cées dans une boîte scel­lée. Cette boîte était elle même enfer­mée dans un reli­quaire qui demeu­rait sur l’autel. 

Long­temps après la mort d’Au­bert, il y eut un cha­noine curieux, qui deman­dait à cha­cun s’il avait jamais vu reti­rer les reliques.

— Jamais, lui répon­dit-on, ni n’a­vons enten­du dire que quel­qu’un ait osé les reti­rer de la boîte où saint Aubert les a pla­cées. Nous ne savons rien de plus, que ce qui nous a maintes fois été conté par nos ancêtres.

— Par ma foi, répon­dit le cha­noine, l’en­vie m’a pris de les voir. Si Dieu m’aide, ou je les ver­rai, ou j’en mour­rai. Per­met­tez, je vous prie, que je les voie et les tire de la châsse. 

Tous lui recom­man­daient de n’en rien faire. Mais plus les sages conseils étaient don­nés au cha­noine, plus il brû­lait du désir de faire ce qu’il avait dit. 

Il insis­ta tant, qu’à la fin, les autres las­sés, le lais­sèrent agir à son gré. Notre cha­noine, après avoir jeû­né trois jours, et le qua­trième s’être lavé le corps, célé­bra la messe sur l’au­tel de Saint-Michel, où étaient les reliques. 

Quand il eut ter­mi­né l’of­fice divin, il prit la châsse. Il la regar­da lon­gue­ment, puis s’ai­dant d’un cou­teau, il vou­lut en sou­le­ver le cou­vercle. Il leva la main pour le faire, mais sen­tit sou­dain son bras immo­bi­li­sé. La peur le prit. Ses yeux ne virent plus, et ses oreilles n’en­ten­dirent plus. Il vou­lut crier, il ne put, étant tout à coup deve­nu sourd, muet et aveugle. 

Ceux qui le regar­daient accou­rurent vers lui. Le mal­heu­reux pleu­rait à gros san­glots et sup­pliait en son cœur l’ar­change qu’il avait offen­sé de lui faire miséricorde. 

On l’emporta, car il ne pou­vait guère remuer, et, on le mit au lit. Les plaintes et sa misère fai­saient pitié à ceux qui le voyaient. Il mou­rut le len­de­main dans une telle dou­leur et repen­tance qu’on peut espé­rer que Dieu lui aura fait grâce. 

Un autre curieux fut de même puni. Ce fut, cette fois, un jeune homme du nom de Coli­bert. Il avait vou­lu pas­ser une nuit dans l’é­glise, mal­gré la défense qui lui en avait été faite par les cha­noines. On disait alors, que saint Michel venait sou­vent, la nuit, visi­ter son ora­toire, ce qui expli­quait les grandes lueurs qui furent maintes fois aper­çues au-des­sus du Mont. 

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

De toutes les paroles de Jésus, il en est une, bien frap­pante : « Quand j’au­rai été éle­vé de terre (c’est- à‑dire cru­ci­fié), j’at­ti­re­rai tout à moi ! » — En effet, quand il mou­rut, il n’a­vait plus autour de lui, que sa Mère, Saint-Jean, Made­leine, c’est tout. Les Juifs l’a­vaient cru­ci­fié, ses apôtres l’a­vaient abandonné…