Évêque de Corinthe sous le règne de Marc-Aurèle, Denis fut l’un des pasteurs les plus vertueux et les plus éloquents du IIe siècle. Il avait trop de zèle pour se borner à l’instruction des fidèles confiés à ses soins, il écrivit encore à diverses églises des lettres pleines d’un esprit vraiment apostolique. Malheureusement elles ne sont point parvenues jusqu’à nous, et il ne nous en reste que quelques fragments dans l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe. Une de ces lettres était adressée aux fidèles de Rome : saint Denis les y remerciait des aumônes qu’ils avaient envoyées à son peuple : « Depuis le commencement du christianisme, leur disait-il, vous avez coutume d’apporter toutes sortes de secours aux fidèles et de fournir aux besoins de plusieurs Églises. Vous avez pourvu par votre libéralité à la subsistance des pauvres et de ceux des frères qui travaillaient aux mines ; en quoi vous vous êtes montrés les imitateurs de vos ancêtres… » Saint Denis combattit les hérésies d’alors en montrant de quelle secte de philosophes païens chacune d’elles tirait son origine.
TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.
Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Pour expier les péchés de la chair, Jésus voulut être flagellé. Mais il y avait nos fautes d’orgueil, et celles-là aussi devaient être effacées par les humiliations du Bon Maître. Il s’était dit Roi. Aussi les soldats, pour ridiculiser sa royauté, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…
Bientôt on aperçut une troupe d’hommes portant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’avance vers Jésus et le baise. S’adressant alors à cette bande, le Sauveur leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils répondirent « Jésus de Nazareth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…