Fils du roi arien Léovigilde, qui gouvernait au VIe siècle les Wisigoths d’Espagne, Herménégilde fut converti à la foi catholique par Lèandre, évêque de Séville. Son père, demeuré arien, fit tout pour le ramener à l’hérésie. Comme Herménégilde répondait avec une constance inébranlable qu’il ne pourrait jamais quitter la vraie foi maintenant qu’il la connaissait, son père, irrité, le priva de ses droits au trône, le dépouilla de tous ses biens, le fit jeter dans une étroite prison et charger de fers au cou et aux mains. Herménégilde, revêtu d’un cilice et gisant accablé sous le poids de ses chaînes, demandait instamment à Dieu l’esprit de force. Aux alentours de Pâques, le perfide père envoya dans la prison un évêque arien, afin qu’Herménégilde reçût la Communion de cette main sacrilège et par ce moyen rentrât en grâce auprès de lui. Mais l’héroïque prisonnier adressa de vifs reproches à l’évêque arien et repoussa avec indignation ses propositions insidieuses. Léovigilde furieux envoya des gens qui tuèrent dans sa prison le confesseur de la foi, le 13 avril 587. Le sang d’Herménégilde rejaillit en bénédiction : son frère Récarède, qui monta bientôt sur le trône, se convertit et ramena à la vraie foi toute la nation des Wisigoths.
TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.
Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Pour expier les péchés de la chair, Jésus voulut être flagellé. Mais il y avait nos fautes d’orgueil, et celles-là aussi devaient être effacées par les humiliations du Bon Maître. Il s’était dit Roi. Aussi les soldats, pour ridiculiser sa royauté, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…
Bientôt on aperçut une troupe d’hommes portant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’avance vers Jésus et le baise. S’adressant alors à cette bande, le Sauveur leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils répondirent « Jésus de Nazareth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…