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31 juillet 2026Saint Ignace de Loyola, Confesseur

Il naquit la nuit de Noël de l’an­née 1491 ou 1495 au châ­teau de Loyo­la, en Espagne. Après avoir vécu à la cour de Cas­tille, il pas­sa dans l’ar­mée. En 1521, au siège de Pam­pe­lune qu’at­ta­quait André de Foix pour le compte de Fran­çois Iᵉʳ, Ignace, qui défen­dait la ville au nom de Charles-Quint, eut la jambe droite bri­sée. C’est au cours de l’im­mo­bi­li­té for­cée qui sui­vit que la grâce de Dieu inter­vint. Ignace, qui avait des habi­tudes plu­tôt légères, deman­da pour le lire L’A­ma­dis de Gaule mais on ne put lui pro­cu­rer que des vies de saints. Ces vies l’in­té­res­sèrent, le pas­sion­nèrent, il fut pris d’une sainte ému­la­tion pour ses héros. Bien­tôt il se ren­dit au célèbre pèle­ri­nage de Mont­ser­rat, où, fai­sant sa veillée d’armes auprès de la sta­tue de la Vierge, il lais­sa son épée et revê­tit des habits de men­diant. Il res­ta dix mois à Man­rèse, vivant d’au­mônes et s’in­fli­geant les macé­ra­tions les plus dures. Il fut alors favo­ri­sé de visions, notam­ment de Notre-Sei­gneur et de la Vierge et lui qui ne savait que lire et écrire, com­po­sa son livre célèbre inti­tu­lé Exer­cices spi­ri­tuels. Après un pèle­ri­nage à Jéru­sa­lem, il se fit étu­diant à Paris, com­men­çant au début de la gram­maire. Six jeunes gens, dont son com­pa­triote Fran­çois-Xavier, pro­non­cèrent avec lui leur consé­cra­tion dans la cha­pelle de Saint-Denys, à Mont­martre, le 15 août 1534. C’é­taient les pré­mices des Jésuites, de cette Com­pa­gnie de Jésus dont l’or­ga­ni­sa­tion serait la grande œuvre de la vie d’I­gnace. Ce saint fut avant tout un éner­gique, récla­mant de ses reli­gieux une obéis­sance aveugle, pour la plus grande gloire de Dieu, Ad Majo­rem Dei Glo­riam. Lui-même d’ailleurs don­na l’exemple de l’hu­mi­li­té. Quand il fut élu géné­ral de son Ordre, il vou­lut rem­plir pen­dant quelque temps les fonc­tions de cui­si­nier et vaquer aux emplois les plus vils de la mai­son. C’est par humi­li­té encore qu’il réso­lut d’ab­di­quer le géné­ra­lat en 1547. Il expi­ra pai­si­ble­ment le 31 juillet 1556. Plus d’une fois on avait enten­du cet ardent lut­teur décla­rer : « Si le choix m’é­tait don­né, j’ai­me­rais mieux vivre incer­tain de la béa­ti­tude, tout en ser­vant Dieu et en tra­vaillant au salut des âmes, que de mou­rir immé­dia­te­ment avec l’as­su­rance de la gloire céleste. »


Ouvrage : Cœurs Vaillants
Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Dourliac, H.-A.

(Légende lorraine)

C’é­tait un simple agne­let, tout blanc, tout mignon, tout fri­sé, que l’on appe­lait Blan­chet et qui tétait encore sa mère : « Ne t’é­loigne pas du trou­peau, tu serais man­gé par le loup ! » Et, docile, il mar­chait sur les talons de la ber­gère, qui s’ar­rê­tait par­fois de filer pour cares­ser sa toi­son. Il la sui­vait par­tout, et quand elle s’é­car­tait un peu

pour prier, il l’é­cou­tait conver­ser avec les Saintes et l’Ar­change, qui la pres­saient de par­tir pour déli­vrer le royaume d’un loup très méchant qu’on appe­lait l’Anglais.

Et quand elle s’en reve­nait pen­sive, Blan­chet, trot­ti­nant à côté d’elle, bêlait tout doux, tout doux, comme sa maman-bre­bis quand elle vou­lait le rete­nir ; et il sem­blait dire : « Ne t’é­loigne pas du trou­peau, tu serais man­gée par le loup ! » Et Jeanne sou­pi­rait, hési­tante… Fal­lait-il écou­ter Mon­sieur saint Michel ou l’agnelet ?

Une pre­mière fois, le sire de Bau­dri­court, consul­té, la ren­voya à ses mou­tons, qui furent bien contents, l’a­gne­let sur­tout ! Mais une seconde fois il dit : « Va, Jeanne ! Fais ce que doit ! » Et un triste jour, Blan­chet la vit toute prête à 

par­tir, casque en tête, épée au côté. Elle disait adieu en pleu­rant à son père, à sa mère, à ses frères, à son troupeau…

Et comme le pauvre agne­let bêlait lamentablement,

Ouvrage : Bayard | Auteur : Bressange, Pierre

1 — L’appel des âmes

Le 10 juin 1637, nais­sait à Laon, d’une des meilleures familles de la ville, un petit enfant auquel en don­na le nom de Jacques.

Me Nico­las Mar­quette, le père, annon­ça la nou­velle à Mgr de Bri­chan­teau, ancien mis­sion­naire au Cana­da, lequel le féli­ci­ta chaleureusement.

Dès son tout jeune âge, Jacques mon­tra une fer­vente pié­té. Sa joie était d’al­ler à Notre-Dame de Liesse, célèbre sanc­tuaire situé à trois lieues de Laon.

Un autre fait mar­quait son esprit d’ab­né­ga­tion. À l’âge de 9 ans, il prit la réso­lu­tion de jeû­ner tous les same­dis, mal­gré les reproches de son père.

Le 8 octobre 1654, Jacques, qui avait 17 ans, entrait dans la Com­pa­gnie de Jésus, n’i­gno­rant pas les fortes études que cette Socié­té impo­sait à ses novices.

Pen­dant ce temps, au Cana­da, des reli­gieux allaient de tri­bu en tri­bu prê­cher l’É­van­gile, Haras­sés de fatigue, tor­tu­rés, ils offraient leur vie au bon Dieu.

On lisait avec émo­tion, en France, les récits dou­lou­reux qui venaient des cam­pe­ments indiens et qui deman­daient de grands cœurs pour por­ter la parole de Dieu.

Ces récits rela­taient l’ou­ver­ture de nou­velles mis­sions. Jacques déci­da de par­tir et deman­da l’au­to­ri­sa­tion au Père géné­ral de la Compagnie.

Il débar­qua à Qué­bec, le 20 sep­tembre 1666, prit quelques jours de repos et fut envoyé à la rési­dence des Trois-Rivières pour s’i­ni­tier aux langues du pays.

Le P. Mar­quette prit contact avec les mœurs des diverses tri­bus sau­vages, les­quelles vivaient dans de petites cabanes en bois.

Ces sau­vages ne son­geaient qu’au com­merce des peaux qu’ils échan­geaient contre des armes à feu, de la poudre et du plomb.

Las­sés des armes à feu, ils vou­lurent obte­nir de l’eau-de-vie. Dès lors, ils se livrèrent à de fré­quentes orgies, les­quelles leur ame­nèrent les pires maladies.

Lorsque la chasse avait été fruc­tueuse, ils s’a­ban­don­naient à de grands fes­tins, qui duraient près de quatre heures, ne conser­vant rien pour le lendemain.

Le P. Mar­quette, qui était à table avec eux, fut déchaus­sé. On lui grais­sa les jambes et les pieds, et pen­dant qu’il man­geait, tous les chefs du vil­lage lui ren­dirent visite.

Mais à ces fes­tins suc­cé­daient sou­vent trois ou quatre jours de jeûne. Le P. Mar­quette dut alors se conten­ter de peaux d’an­guille ou de jeunes pousses d’arbre.

À force de souf­frir, à force de tra­vail et de sup­plices, il avait réus­si à gagner déjà de nom­breuses âmes à la cause de Dieu.


2 — En canot sur les Lacs

Ouvrage : Le Croisé
Sainte Marie-Made­leine

Dans ce pays par­fu­mé de la Pro­vence, au milieu des sen­teurs de lavande se dresse une muraille de pierre. Accro­chée à celle-ci, une vaste grotte, où l’on accède par un sen­tier pédestre, semble veiller de toute éter­ni­té sur la val­lée. Au début de la chré­tien­té, une péni­tente est venue pleu­rer ses péchés dans la soli­tude, accom­pa­gnée dans ses larmes par les chants des grillons, et sou­te­nue dans sa prière par son frère, saint Lazare, pre­mier évêque de Mar­seille. À la Sainte-Baume, les fidèles sont aujourd’­hui nom­breux à se pres­ser pour implo­rer l’in­ter­ces­sion de sainte Marie-Madeleine.

Dans la petite ville de saint Maxi­min, non loin du sanc­tuaire, l’é­té touche à sa fin. Sur la place du vil­lage, les hommes, jeunes et vieux, jouent à la pétanque ou sirotent un pas­tis. L’ac­cent mélo­dieux des vil­la­geois ajoute une petite note de cou­leur à la soi­rée d’é­té qui, comme les autres, a reçu les fortes caresses d’un soleil de plomb. Sou­dain, un son stri­dent déchire l’air. En quelques secondes, la place où réson­nèrent les rires et les chants, s’est cou­verte d’un silence de mort. Tous ont recon­nu le signal fati­dique, celui de la sirène qui annonce ce que tous appré­hendent le feu ! Le feu est à la forêt… Au détour d’une ruelle, un enfant de douze ans, au teint bru­ni par le soleil, arrive en cou­rant. Son père, de per­ma­nence à la gen­dar­me­rie, a reçu le pre­mier la nou­velle. Yvon vient main­te­nant don­ner à tous des détails : le feu a pris au pied du sanc­tuaire, la forêt qui abrite le pas sinueux des pèle­rins est deve­nu, en quelques minutes un bra­sier que vient atti­ser avec fré­né­sie les souffles vio­lents du mistral.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

La mer agi­tée, c’est la nuit. Dans les ténèbres, un fan­tôme passe. C’est Jésus. Les apôtres, apeu­rés, se mettent à crier. Jésus s’é­tant fait connaître, St-Pierre lui dit « Sei­gneur, si c’est vous, ordon­nez que je vienne vers vous en mar­chant sur les eaux ». Sur l’ordre de Jésus, il s’a­vance. Mais…